L’histoire de Confucius

Confucius vécu de 551 à 473 av. J.-C.

Il est né dans la période des Printemps et des Automnes (771-481 avant J.-C.)
Appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et a été latinisé en Confucius par les Jésuites.

Comme bien d’autres sages de l’époque Confucius est un enseignant hors paire, mais aussi son vœux le plus cher est celui d’être conseiller des princes.
Cela afin que règne la paix alors qu’il vit en période de trouves. Le pays est divisé en principauté qui n’ont de cesse de rivaliser. Ainsi, il tentera
durant sa vie de convaincre du bien fondé de ses enseignants voyageant d’un endroit à l’autre. Partant de sa terre natale la province de Lu demeure souvent en exil. Car, il a la conviction que la justesse du Prince apporte la paix et l’harmonie au peuple.
Ses tentatives sont bien souvent vouées à l’échec. C’est seulement par la suite à différentes époques que la doctrine confucianiste trouveras sa réelle place et influencera toute la société chinoise et au-delà.

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La vie de Confucius

Ses mémoires sont compilées dans trois sources :
-Le Lúnyǔ signifiant « Énonciations choisies », également connu sous le nom d’Analectes de Confucius ou Entretiens qui constitue un recueil vivant, nourrit d’anecdotes, énonçant la pensée de Confucius.
Ce dernier est retranscrit à partir des souvenances des disciples proches et plus éloignés du Maître à penser ;

– Le Kǒngzǐ Jiāyǔ “Propos de l’école de Confucius”
un recueil de dictons de Confucius, écrits en complément des Entretiens. Date du début dynastie Han (206 BC – 220 AD), et a été inscrit dans la bibliographie impériale 1er siècle Yiwenzhi (traité de littérature) avec 27 rouleaux. La version existante, cependant, a été compilée par le chercheur officiel de Cao Wei Wang Su (195-256 après JC), et contient 10 rouleaux et 44 sections. 
Les sujets abordés par le Kǒngzǐ Jiāyǔincluent l’ascendance détaillée de Confucius, ses parents, sa naissance, les épisodes et événements de sa vie et ses paroles. Ses disciples figurent également en bonne place, y compris une section entièrement consacrée à Yan Hui , le favori de Confucius. En tout, 76 disciples sont nommément mentionnés. ;
– Le Shǐjì,
Les Mémoires historiques ont été écrites de -109 à -91 par l’historien chinois Sima Qian. Cet ouvrage couvre l’histoire chinoise de l’époque mythique de l’Empereur Jaune jusqu’à l’époque où a vécu son auteur. Wikipédia
Le Shǐjì reprente une biographie complète.

Source : Wikipédia

La jeunesse de Confucius

Le père de Confucius
Shuliang He (né en -592) nom de clan Kong. Il appartient à la noblesse ruinée de la principauté de Song et indirectement à la famille royale Shang (-1765 à -1122). Son grand père Fangshu dû quitter cette contrée, avec sa famille, en raison de conflits de rivalités. Tout comme d’autres exilés, il s’installa à Lu.
Shuliang He un homme d’arme au service du puissant clan Zang de Lu. Plus tard, il quitte Lu pour s’installer à Zou où il devient gouverneur de cette petite principauté. Un poste dépourvu de prestige. Il était à l’époque déjà marié et avait neuf filles et un garçon. Ce dernier ayant un handicape ne pouvait prétendre à remplacer son père.
Le souhait d’avoir un fils qui pouvait officier lors des rites, le pousse vers une nouvelle alliance avec Yang Zhengzai une jeune femme de dix-neuf ans.

La mère de Confucius
Elle est une des trois filles de Yen, celle qui accepte de se marier à Shuliang He ayant déjà un âge avancé. Il s’agit d’une union irrégulière. La jeune femme n’a alors que 19 ans.
Yan Zhengzai part dans un temple sur la colline Niqiu faire un pèlerinage et prier avec le souhait de demander au Ciel de mettre au monde un fils. -C’est d’ailleurs ce terme qiu qui est devenu le diminutif de Confucius pour cet évènement ou pour la rondeur de son crâne-.
Quand la jeune fille monte sur la montagne, des feuilles des plantes et des arbres de la vallée se sont élevées d’elles-mêmes vers le Ciel, et à son retour, se sont inclinées vers la Terre.
Aussi, apparait une licorne portant une tablette de jade.

Sīmǎ Qiān conte un mythe populaire où lors de sa naissance, les étoiles se transformèrent en vieux sages et des dragons se posèrent sur le toit de la maison familiale. Par-là même Sīmǎ Qiān démontre qu’il s’agit d’une naissance exceptionnelle d’un personnage illustre.
Confucius est né en – 551. En – 549, dans sa prime jeunesse, il n’a alors que trois ans, son père meurt. Il ne lui laissant quasi rien matériellement.
En raison de sa situation humble Confucius ne semble pas avoir ne semble pas avoir eut de précepteur fixe, pouvant lui assurer éducation suivie. Il déploie donc des efforts pour s’instruire en grande partie lui-même.
Outre ses capacités intellectuelles précoces, il montre également très tôt son intérêt pour les rites jouant avec ces petits copains à mimer des cérémonies.

Ses fonctions, ses exiles…

Confucius quitte Zou pour résider à Lu. À dix-neuf ans, il se marie, puis a deux enfants : un fils Li et une fille dont il assure l’éducation. Entre sa vingtième et trentième année, il reçoit plusieurs nominations sous le fieffe du duc de Zhao de Lu : gardien des greniers publics, responsable de l’élevage des troupeaux. Où, par la rigueur de ses tâches, il satisfait complètement.
Dans la période de -517 à -510, suite à des rivalités le clan Ji, une des Trois Familles, chasse le duc, celui-là même qui emploi Confucius, ils sont donc obligés de s’exiler. Confucius en bon fidèle va suivre le duc jusqu’à Qi. Là, s’adonne et approfondit la musique avec ferveur.
Puis à l’âge de trente-sept ans en -515, il revient Lu au service du duc de Ding, successeur duc de Zhao. Confucius se voit confier la fonction de Ministre des travaux publics, puis Ministre de la Justice.
Grace à ses réformes, les rues sont sûres et les crimes éradiqués. Confucius estime que les lois sont plus justes lorsque le peuple les approuves.
Confucius l’aide à consolider son pouvoir et met au service du duc sa diplomatie. En -500, sous le couvert d’une réconciliation entre Qi et Lu, nommée la Rencontre de Jiangu, entre différents clans un guet-apens est tendu par le duc de Jing de Qi et son ministre Yang Ying qu’ils arriveront à déjouer. Démontrant la supercherie, Confucius exige la récupération de trois anciennes provinces de Lu. Ainsi, une nouvelle alliance est signée.
Confucius va plus loin, en l’année -497, pour pallier à l’arrogance, il réussit à faire démanteler les fortifications de deux grandes villes des trois Familles, les mettant ainsi à mal.
Il quitte ensuite le duc s’apercevant de ses dérives comportementales oisives instillées volontairement par la famille Qi offrant au duc quatre-vingts beauté et des cadrillages. Par son manque de sérieux dans la gestion de principauté, Confucius intègre s’exile.
Une vie d’errance avec ses disciples se profil, il cherche un souverain pour prodiguer ces préceptes de loyauté et de bienveillance envers le peuple. Il se rend donc à Wei, le souverain, le duc de Ling étourdit par la beauté de sa femme, laisse le pouvoir à cette dernière dénommée Nanzi, Dame de Wei.

Un extrait

À quinze ans, je résolus d’apprendre.
À trente ans, j’étais debout dans la Voie.
À quarante ans, je n’éprouvais plus aucun doute.
À cinquante ans, je connaissais le décret du Ciel.
À soixante ans, j’avais une oreille parfaitement accordée.
À soixante-dix ans, j’agissais selon les désirs de mon cœur, 
sans pour autant transgresser aucune règle. 

Traduction : Anne Cheng

À écouter les émissions : > https://www.franceculture.fr/recherche?q=confucius

La Chine ancienne

Quelques dates :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Zhou

Dynastie des Zhōu -1045/-256
* Zhōu de l’Ouest (Période occidentale) -1045/-771 (Une ère unifiée par la royauté qui se caractérise par le pacifisme).
* Zhōu de l’Est (Période orientale) :
Printemps et automnes -770/-481 (Confucius a vécu à cette période de trouble où le pouvoir est décentralisé à cause de seigneurs féodaux régionaux dont le but n’est autre que de se battre pour l’hégémonie.)
Royaumes des combattants -480/-221 (Cette période se caractérise par des états plus grands toujours en rivalité. Des travaux de grande envergure, dont le système d’irrigation vont augmenter la production agricole. Cette dernière date constitue l’unification de l’Empire chinois avec la suprématie des Qin).

Carte avant l’unification de la Chine.
Avant -221, le roi perd sa suprématie au profit de seigneurs qui exercent leur pouvoir dans leur fief. Les Qin vont conquérir un à un chaque état féodal.

Les classiques

Comme mentionné la finalité est le développement des qualités humaines par le biais de l’Apprendre. Les textes anciens sont pour Confucius une base essentielle qui mène à la construction du soi sur lesquels il s’appuie.
Il a pour mission de les transmettre culturelle de façon pérenne. Il les a lui-même étudiés, psalmodiés avec ferveur. À l’époque de Confucius, les textes ne sont pas encore canonisés, c’est-à-dire répertoriés en tant que classique.

Classique : 經 jīng – comprend le radical de la soie. La trame; la chaîne du tissu. Donc, à la fois le côté précieux, mais aussi solide, essentiel.
Les ouvrages classiques fondateur en Chine signifient dont le contenu sont considérés comme ceux « permanents», « constants ».

Au cours de l’histoire différents corpus chinois, selon les courants de pensée, nommés classiques 經 jīng des sages de l’antiquité font leur apparition : classiques confucéens, classiques daoïstes (livres célestes révélés), classiques bouddhistes (sutras).

Retenons que les textes confucéens deviennent une doctrine d’état sous les Hans. À cette époque, à l’occasion d’un gigantesque réaménagement des bibliothèques impériales, ils sont pour une grande part compilés, classés, refondus.
Ils sont également étoffés allant jusqu’à 13 classiques. D’abord sur lamelles de bambous, puis sur rouleaux de bambous, ou gravés sur pierres avant d’être recopiés sur rouleaux de papier.

  1. “Le Classique des documents (書經, 书经, Shūjīng)
    Un ensemble de documents et de discours qui auraient été écrits par les dirigeants et les officiels de la Dynastie Zhou. Il contient des exemples de la prose chinoise des premières époques.
  2. Le Classique des odes ou des vers (詩經, 诗经, Shījīng)
    Un livre composé de 305 poèmes divisés en 160 chants; 74 chants festifs mineurs, chantés traditionnellement lors des festivités de cour ; 31 chants festifs majeurs, chantés lors de cérémonies de cours plus solennelles ; 40 hymnes et eulogies chantés lors de sacrifices aux dieux et aux esprits des ancêtres dans la maison royale. Ce livre est généralement considéré comme une compilation effectuée par Confucius.
  3. Le Classique des mutations ou Yi King (易經, 易经, Yìjīng)
    Un manuel de divination basé sur les huit trigrammes et attribué à l’empereur Fu Xi. À l’époque de Confucius ces 8 trigrammes ont été multipliés pour obtenir 64 hexagrammes.
  4. Les Annales des Printemps et des Automnes (春秋 Chūnqiū, alias 麟經, 麟经 Línjīng)
    Une description historique de l’État de Lu, d’où est natif Confucius, de -722 à -479. Il est censé avoir été écrit ou compilé par Confucius, et constitue une condamnation implicite des meurtres, incestes et autres escroqueries.
  5. Le Livre des rites (禮記, 礼记, Lǐjì)
    Une restauration du livre Lǐjīng perdu au IIIe siècle avant JC qui décrit les rites anciens et les cérémonies de cour.
  6. Le Classique de la musique (樂經, 乐经, Yuèjīng) est parfois cité comme le sixième classique, mais a été perdu pendant la Dynastie Han.”
    Sources : Wikipédia

Le guqin

Nous voyons sur cette représentation Confucius entouré de ses disciples. Il enseigne probablement l’art du guqin. Peu d’information nous sont restée sur les mélodies, il est possible que certains enseignements soient chanté dans de belles mélodies.

Les Chinois font parfois référence au guqin comme « le père de la musique chinoise » ou « l’instrument des sages ».
“Le gǔqín « instrument à cordes ancien »), ou qín, est un instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées de la famille des cithares 中華絃樂噐. « Le Guqin et sa musique » ont été inscrits par l’UNESCO en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.”

Le guqin est un instrument au son doux ses cordes  sont accordées dans le registre des basses. Une plus basse note que le violoncelle. Il est d’usage de pincer les cordes avec un grand savoir-faire dans un esprit méditatif. La douceur des tonalité des cordes en soie et l’esprit méditatif du musicien qui s’en dégage lui donne une connotation intime. La musicalité et la grande variété sonore ressemble à celle de la Nature et touche profondément le cœur.
“L’instrument est capable d’un grand nombre d’harmoniques, dont 91 couramment utilisées.” Wikipédia
À partir de l’époque des Royaumes Combattants, cet instrument se transforme avec une caisse plus allongée. Le nombre de cordes aussi est modifié de dix elle passe à neuf sous les Han puis à sept cordes sous les Jin de l’Est. L’instrument est souvent agrémenté de marqueterie munie de treize pastilles de nacre. 

> liens vers des textes

Dominique Jacquemay (c) 2022 – Professeure en Qi Gong.
Auteure du livre “Qi Gong des Animaux Mythiques” Éditions Guy Trédaniel.

Dominique Jacquemay

Directrice d’enseignement et professeur principal

Professeur de Qi Gong formée en Chine, aussi diplômée en Médecine Chinoise (Université de Shanghaï).
Elle a suivi les enseignements de nombreux Maîtres chinois.
Enseigne depuis plus de 30 ans les arts énergétiques.
Elle a également une longue pratique de méditation. Une pédagogie novatrice, accompagne chacun afin :
– D’évoluer avec des acquis profonds et obtenir de réels bienfaits pour le corps et l’esprit ;
– De placer son souffle dès les premiers cours de façon précise sur chaque mouvement ;
– D’acquérir plus de fluidité et d’enracinement dans son corps ;
– De partager des moments ponctués d’exercices inter-actifs entre participants, mis au point par Dominique Jacquemay. Les Qi Gong enseignés sont traditionnels.
Pour préserver l’esprit originel et favoriser le calme du mental et la pleine conscience, la pratique se fait sans musique.

à propos
Avec le temps et la patience, la feuille de mûrier devient de la soie.
Lǎo Zǐ

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